• Une douce violence est le fait d’exercer une violence envers quelqu’un sans vouloir être violent. Ex : mettre son manteau à un enfant en étant derrière lui et sans le prévenir. Répétées, les douces violences ont des conscéquences sur le développement de l’enfant au niveau de la confiance en soi, de l’aller vers l’autre…

    Bien que pensées anodines, les douces violences ont de véritables effets sur ceux qui les vivent. Pour les éviter, des actions sont possibles :

    • verbalisation : expliquer ses actions à l’enfant (l’ors d’un change par exemple) et l’impliquer dans l’action.
    • Parler à hauteur d’enfant et jamais sur lui dans son dos (en gros jamais lorsqu’il est présent dans la pièce et surtout jamais pour se moquer de lui).
    • Laisser l’enfant évoluer à son rythme et selon ses besoins (ex : pratique de la motricité libre en crèche).

    Dans ma pratique, je favorise le libre choix de l’enfant en le laissant faire le plus possible et en l’invitant à faire. Cela passe par des phrases de type « Comment on met ses chaussures? Montre moi stp » , « Vous préférez écouter une histoire ou faire du dessin? »… Lorsque je souhaite aider et/ou accompagner un enfant, je le prévient « je suis derrière toi, je vais te mettre le bavoir ». Verbaliser ses actions et donner le choix à l’enfant des activités de sa journée est positif. Cela créé un lien de confiance entre l’enfant et l’adulte qui l’accompagne au quotidien. C’est aussi un moyen d’éviter les douces violences. Mais bien sur, nous faisons de notre mieux et donc des douces violences peuvent encore surgire malgré tout.

    Si vous souhaitez en apprendre d’avantage sur le sujet, je vous conseil les lectures suivantes :

  • Mettre une limite à un enfant c’est lui pauser une règle. Sans limites un enfant ne peut pas se construire sereinement.

    Mais alors, pourquoi poser des limites et comment sanctionner? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

    Les limites permettent aux enfants de se sentir en sécurité. Ils ressentent qu’ils peuvent s’appuyer sur des adultes solides, consistants et qui savent ce qui est bon pour eux. Cela soutient les apprentissages progressifs des enfants. Enfin, mettre des limites et donc un cadre aide les enfants à s’autonomiser. Mais, pour que tout ceci fonctionne, une limite doit être cohérente et, il faut légitimer les limites des autres (sauf exception) sinon l’enfant est perdu.

    En crèche, il est intéressant de réfléchir en équipe à l’ensemble des limites, règles communes mises en place au quotidien. Ceci permet aux enfants de se repérer et aux professionnels de ne pas se discréditer les uns les autres (sans même le savoir). Ex : imaginons un professionnel interdit aux enfants de monter sur les meubles de la dinette le matin. L’après-midi, il est parti. Sa collègue observe un enfant monter sur le four de la dinette. Elle ne dit rien et le laisse faire. Que va alors retenir l’enfant? Il n’y a pas de règle commune, l’enfant ne saura donc pas s’il peut ou non monter sur le meuble. Il aura plus de chances d’être stressé, inquiet, perdu dans sa journée.

    Il est important, pour conclure, de se rappeler qu’un ensemble de règles, limites, sécurise les enfants, qu’ils les recherchent et les testent. Par la suite, sécurisés, les enfants vont pouvoir aller explorer leur environnement en confiance.

  • Un besoin est intrinsèque à l’être humain. Un enfant a des besoins physiologiques (soleil, sommeil…), psychologiques et sociaux. Il a besoin de valorisation, de reconnaissance, d’affection et de sécurité. Il a aussi besoin de structure et limites, de repères et de rituels.

    Au niveau social, ce sont les besoins de contact, de trouver sa place, d’être reconnu, de communiquer et d’imiter qui existent chez l’enfant. Enfin, le jeune enfant a besoin de moteur qu’il développe au tout début de sa vie et, d’intellectuel (explorer, créer, développer son imaginaire).

  • POUR COMMENTER UN ARTICLE, IL FAUT CLIQUER SUR SON TITRE ET ALLER EN BAS DE L’ARTICLE 🙂

    Par où commencer?

    J’ai décidé de créer ce blog car je suis éducatrice de jeunes enfants et me rend compte que c’est un métier peu ou mal connu. Lorsque j’ai voulu faire ce métier, j’ai trouvé très peu de réponses à mes questionnements sur internet.

    Un éducateur de jeunes enfants est un professionnel de la petite enfance. Il travail en direction du jeune enfant en lien avec sa famille mais, aussi avec une équipe pluridisciplinaire (plusieurs métiers différents) au quotidien.

    Mais concrètement, que fait un EJE ?

    – Répond aux besoins des enfants : cela passe par de l’observation (assis, l’EJE regarde les enfants et note ce qu’ils font sans juger, sans interpréter. Vraiment comme un robot qui filmerait la scène), de l’analyse et de la mise en oeuvre d’idées pour répondre à ces questionnements, inquiétudes… Mis en place de projets.

    Grâce aux connaissances en neurosciences, en psy… acquises pendant la formation, l’EJE peut faire tout cela.

    – Accompagne et soutient la parentalité : les moments d’accueils du matin et du soir sont primordiales dans le soutient à la parentalité. Ce sont des occasions de parler de l’enfant, d’écouter les doutes, questionnements, partages des parents. Les temps de partage, café des parents, ateliers…, sont également bénéfiques au soutient à la parentalité. Ce qui différencie l’EJE des autres professionnels dans ce domaine est le fait qu’il a des connaissances sur la parentalité (ce que c’est, comment cela se joue aujourd’hui), la séparation, l’attachement… tant de sujets en lien avec le fait d’être parent.

    – Accompagne les équipes : les invite à se questionner selon ses observations, les leurs… Anime des réunions, fait du lien entre l’équipe et la direction. En tant qu’EJE, nous avons aussi des connaissances sur les enjeux dans une équipe (le rôle et la place que chacun prend, les résistances aux changements et tant d’autres sujets).

    – Insère la structure dans son environnement : création de partenariats (bibliothèque, gym…), réflexions diverses selon les besoins du quartier, de la commune…

    Alors, l’EJE travail en crèche c’est cela ?

    Oui un EJE peut travailler en crèche mais pas uniquement. De plus en plus de lieux s’ouvrent au travail avec des EJE. Il y a l’hôpital, la protection de l’enfance, le champ du handicap, la mairie avec le pôle petite enfance… Alors oui, c’est normal de s’imaginer qu’un EJE travail en crèche, c’est l’endroit où le plus d’EJE travaillent.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis au début du blog donc de nouveaux articles vont apparaitre par la suite mais je suis preneuse d’idées 🙂

    Bonne lecture.