• 1° Qu’est ce que c’est ?

    Concept partant du principe que l’enfant découvre le monde. Ainsi, il ne connait pas toutes les caractéristiques et utilisations des objets alors il les détourne (ex : 1 chaise devient un escabo). L’enfant fait de l’affordance. Utiliser les objets dans d’autres espaces que ceux prévus est aussi de l’affordance (ex : poupée dans coin dinette).

    2° Dans le quotidien :

    Aménagement de l’espace ne va pas de pair avec blocage de l’enfant dans son jeu. En gros, faire des espaces distincs (coin dinette, coin moteur…) ne veut pas dire empecher l’enfant de jouer à ce qu’il veut où il veut. Ainsi, un enfant doit être libre d’utiliser les espaces comme il le souhaite. C’est pourquoi, lorsqu’un enfant joue à la dinette dans la cabane par exemple, il faut le laisser faire.

    Le jeu de l’enfant passe par pleins d’imaginaires qui peuvent nous dépasser en tant qu’adultes. il ne faut surtout pas le couper dans son jeu car c’est une manière pour lui de s’approprier son environnement, voir même de laisser s’évacuer ses craintes. Ex : 1 enfant apporte une pomme à un adulte. Il dit « tiens une orange ». Ne pas dire « ah non c’est une pomme ». Cela couperait le jeu de l’enfant.

    3° Ce que cela apporte à l’enfant (pq affordance) :

    Mais alors, pourquoi affordance? Je vais, ici, reprendre quelques éléments que j’ai trouvé intéressants, d’une vidéo youtube ( La théorie de l’affordance de Formation garderie plus https://www.youtube.com/watch?v=auLmS6of-Js&t=713s).

    • Exploration de l’environnement : l’enfant est en confiance, sécurisé alors il part à la rencontre de son environnement. A nous donc de donner l’envie aux tout-petits d’explorer leur environnement.
    • La perception de l’individu avec ses ressources propres et, la manière dont il perçoit les choses vont lui faire adopter tel ou tel comportement.
    • Mieux connaitre un objet permet de mieux comprendre et catégoriser le monde.

    Conclusion :

    Ainsi, détourner les espaces, les objets est pour l’enfant un mode d’apprentissages et de découvertes. A nous adultes de lui faire confiance, de le laisser explorer à sa manière et de lui en donner la possibilité.

  • .


    🌸 Naissance

    • Tisane d’allaitement (par exemple chez Naturalia)
    • Bougribouillons
    • 15 jours de repas préparés pour les parents
    • Une présence : venir garder bébé quelques heures par jour pour que papa et maman puissent se reposer (voire plusieurs jours si possible)
    • Un massage pour maman et/ou bébé
    • Un bain thalasso pour bébé
    • Jeux sensoriels : tissus, hochets, balles
    • Livres en noir et blanc

    🧸 1-2 ans

    Vous pouvez faire un lot par catégorie, ou simplement choisir un cadeau.
    Quelques idées de boutiques : Action, Hema, ou Archi Chouette à Lyon (jeux de société). Et pour les idées DIY : Pinterest !

    Sensoriel : tissus, balles, bâton de pluie, dalles ou bouteilles sensorielles (tout peut être fait maison)
    Motricité fine : puzzle, cubes, jeux de transvasement
    Permanence de l’objet : balle qui rentre et sort
    Moteur : parcours, chariot de marche (évitez ceux avec des jeux dessus, trop stimulants), trotteur
    Imitation : poupée, dînette
    Livres : petites histoires, imagiers


    🪁 2-3 ans

    • Premiers jeux de société (ex. Mon premier verger)
    • Instruments de musique
    • Sensoriel : mêmes idées que pour les 1 an
    • Motricité fine : puzzles, Lego Duplo, gros blocs à empiler, pinces, grosses perles à enfiler, Colorino
    • Activités manuelles : kits Oxybul par âge, ou idées DIY sur Pinterest
    • Imitation : dînette, poupées, poussette, plan de change, balai taille enfant
    • Livres : histoires courtes ou imagiers
    • Moteur : voiture, draisienne

    🎨 3-4 ans

    Création & motricité fine :

    • Pâte à modeler
    • Blocs magnétiques
    • Lego Duplo
    • Kits Oxybul

    Jeux :

    • Jeux de société (loto, memory)
    • Jeux à lacets façon Montessori
    • Quilles, anneaux
    • Puzzles
    • Jardinage et jeux d’eau

    Imitation : même idées que précédemment
    Moteur : draisienne, vélo, trottinette
    Livres : adaptés à leur âge, Lunnii, Toniebox


    🚲 4-5 ans

    • Jeux de société
    • Livres
    • Déguisements
    • Objets du quotidien (pour faire “comme les grands”)
    • Lego
    • Activités créatives
    • Jeux de plein air : corde à sauter, vélo, jardinage
    • Kits de sciences
    • Instruments de musique
    • Puzzles
    • Sorties, moments partagés

    🌻 5-6 ans

    Jeux de société avec de vrais petites règles (ex : le verger, dobble kids, la chasse aux monstres, mon 1er Carcassonne…)

    Loisir créatif : peinture, mosaïque, tampon, perles à repasser…

    Jeux de construction : lego, kapla, blocs magnétiques…

    Jeux d’imagination : playmobil, objets du quotidien (cuisine, dinette, poupée…), déguisements…

    Livres : des histoires un peu plus longue, mes 1eres lectures pour enfant de 6 ans.

    Kits d’expérience et de découvertes : observation nature, savon…

    Jeux de pleine air : cerf-volant, corde à sauter…

    Activité : sortie particulière, atelier…

    Abonnement à une box : pandacraft…

  • Lectures, articles, sites internet que j’ai utilisés durant ma formation et/ou que j’utilise encore.

    Yapaka.be (tout un tas de sujets, en livres ou vidéos, accès social)

    L’attachement dans la petite enfance (je ne sais plus pourquoi j’ai marqué cela. Si je retrouve mon idée, je la marquerait, sinon j’effacerait cette phrase ^^)

    Anne Marie Fontaine Observation projet (livre)

    les pros de la petite enfance (site internet et magazines)

    Bougribouillons (site internet)

    Héloïse Junier (psychologue spécialisée enfant il me semble)

    Les émotions (titre du /des livre(s) à venir)

  • L’objet transitionnel, ou « doudou », est celui qui fait lien entre les différents lieux de vie d’un enfant (ex : lien entre maison et crèche). « L’objet transitionnel est l’un des ponts qui rend possible le contact entre la psyché individuelle et la réalité externe. En serrant cet objet dans ses bras, en le suçotant, le touchant, l’enfant se sent « maman avec bébé », ou nourrisson avec le sein et c’est grâce à cela qu’il est en sécurité. Il témoigne aussi que l’enfant est à un stade transitionnel du développement : celui qui va de la relation à l’objet à l’utilisation de l’objet » d’après le grand dictionnaire de la petite enfance (Anne Gatecel, sous la direction de Caroline Morel, 2021, p.366).

    Le doudou doit-il être à disposition de l’enfant à tout moment?

    Le doudou, comme expliqué ci-dessus, est un objet de lien, rassurant pour l’enfant et le reliant avec ses parents en leur absence. Les lieux accueillants et prenants en charge des enfants doivent favoriser leur bien-être. Ainsi, il me parait évidant de laisser le doudou à disposition en tout lieu et tout temps. Cette question fait débat, notamment en crèche, où se pose la question d’autoriser ou non l’objet transitionnel dans le jardin, au repas (« crainte » de salissure, regard et jugement des parents le soir). C’est la même chose pour la sieste. Au moment de préparer les enfants à la sieste, les professionnels leur donnent doudou et tétine. Pour des raisons de praticité et éviter toute recherche de doudou et tétine au moment où les enfants sont dans leurs lits, ne vaut-il pas mieux mettre doudou et tétines dans les lits avant la sieste ? J’estime que non, cela va à l’encontre de la connaissance des bienfaits et du rôle de cet objet transitionnel pour l’enfant. 

    En conclusion :

    • Importance ++ de l’objet transitionnel qui fait lien entre l’enfant et sa famille. Si un enfant n’a pas de doudou et que vous observez que cela l’aiderait d’en avoir un, ne pas hésiter à en parler aux parents. Si ceux-ci sont réticents, tourner la chose différemment : amener un tissu avec odeur de maman par exemple.
    • Nécessité de l’avoir à disposition constamment (jardin et repas ne font pas exception. Même si pour le repas je suis plus mitigée niveau pratique et surtout risque d’oublie si le repas se prend en salle à part).
    • Ne jamais refuser de donner son doudou à un enfant (pour la tétine, c’est différent.).
  • Une douce violence est le fait d’exercer une violence envers quelqu’un sans vouloir être violent. Ex : mettre son manteau à un enfant en étant derrière lui et sans le prévenir. Répétées, les douces violences ont des conscéquences sur le développement de l’enfant au niveau de la confiance en soi, de l’aller vers l’autre…

    Bien que pensées anodines, les douces violences ont de véritables effets sur ceux qui les vivent. Pour les éviter, des actions sont possibles :

    • verbalisation : expliquer ses actions à l’enfant (l’ors d’un change par exemple) et l’impliquer dans l’action.
    • Parler à hauteur d’enfant et jamais sur lui dans son dos (en gros jamais lorsqu’il est présent dans la pièce et surtout jamais pour se moquer de lui).
    • Laisser l’enfant évoluer à son rythme et selon ses besoins (ex : pratique de la motricité libre en crèche).

    Dans ma pratique, je favorise le libre choix de l’enfant en le laissant faire le plus possible et en l’invitant à faire. Cela passe par des phrases de type « Comment on met ses chaussures? Montre moi stp » , « Vous préférez écouter une histoire ou faire du dessin? »… Lorsque je souhaite aider et/ou accompagner un enfant, je le prévient « je suis derrière toi, je vais te mettre le bavoir ». Verbaliser ses actions et donner le choix à l’enfant des activités de sa journée est positif. Cela créé un lien de confiance entre l’enfant et l’adulte qui l’accompagne au quotidien. C’est aussi un moyen d’éviter les douces violences. Mais bien sur, nous faisons de notre mieux et donc des douces violences peuvent encore surgire malgré tout.

    Si vous souhaitez en apprendre d’avantage sur le sujet, je vous conseil les lectures suivantes :

  • Mettre une limite à un enfant c’est lui pauser une règle. Sans limites un enfant ne peut pas se construire sereinement.

    Mais alors, pourquoi poser des limites et comment sanctionner? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

    Les limites permettent aux enfants de se sentir en sécurité. Ils ressentent qu’ils peuvent s’appuyer sur des adultes solides, consistants et qui savent ce qui est bon pour eux. Cela soutient les apprentissages progressifs des enfants. Enfin, mettre des limites et donc un cadre aide les enfants à s’autonomiser. Mais, pour que tout ceci fonctionne, une limite doit être cohérente et, il faut légitimer les limites des autres (sauf exception) sinon l’enfant est perdu.

    En crèche, il est intéressant de réfléchir en équipe à l’ensemble des limites, règles communes mises en place au quotidien. Ceci permet aux enfants de se repérer et aux professionnels de ne pas se discréditer les uns les autres (sans même le savoir). Ex : imaginons un professionnel interdit aux enfants de monter sur les meubles de la dinette le matin. L’après-midi, il est parti. Sa collègue observe un enfant monter sur le four de la dinette. Elle ne dit rien et le laisse faire. Que va alors retenir l’enfant? Il n’y a pas de règle commune, l’enfant ne saura donc pas s’il peut ou non monter sur le meuble. Il aura plus de chances d’être stressé, inquiet, perdu dans sa journée.

    Il est important, pour conclure, de se rappeler qu’un ensemble de règles, limites, sécurise les enfants, qu’ils les recherchent et les testent. Par la suite, sécurisés, les enfants vont pouvoir aller explorer leur environnement en confiance.

  • Un besoin est intrinsèque à l’être humain. Un enfant a des besoins physiologiques (soleil, sommeil…), psychologiques et sociaux. Il a besoin de valorisation, de reconnaissance, d’affection et de sécurité. Il a aussi besoin de structure et limites, de repères et de rituels.

    Au niveau social, ce sont les besoins de contact, de trouver sa place, d’être reconnu, de communiquer et d’imiter qui existent chez l’enfant. Enfin, le jeune enfant a besoin de moteur qu’il développe au tout début de sa vie et, d’intellectuel (explorer, créer, développer son imaginaire).

  • POUR COMMENTER UN ARTICLE, IL FAUT CLIQUER SUR SON TITRE ET ALLER EN BAS DE L’ARTICLE 🙂

    Par où commencer?

    J’ai décidé de créer ce blog car je suis éducatrice de jeunes enfants et me rend compte que c’est un métier peu ou mal connu. Lorsque j’ai voulu faire ce métier, j’ai trouvé très peu de réponses à mes questionnements sur internet.

    Un éducateur de jeunes enfants est un professionnel de la petite enfance. Il travail en direction du jeune enfant en lien avec sa famille mais, aussi avec une équipe pluridisciplinaire (plusieurs métiers différents) au quotidien.

    Mais concrètement, que fait un EJE ?

    – Répond aux besoins des enfants : cela passe par de l’observation (assis, l’EJE regarde les enfants et note ce qu’ils font sans juger, sans interpréter. Vraiment comme un robot qui filmerait la scène), de l’analyse et de la mise en oeuvre d’idées pour répondre à ces questionnements, inquiétudes… Mis en place de projets.

    Grâce aux connaissances en neurosciences, en psy… acquises pendant la formation, l’EJE peut faire tout cela.

    – Accompagne et soutient la parentalité : les moments d’accueils du matin et du soir sont primordiales dans le soutient à la parentalité. Ce sont des occasions de parler de l’enfant, d’écouter les doutes, questionnements, partages des parents. Les temps de partage, café des parents, ateliers…, sont également bénéfiques au soutient à la parentalité. Ce qui différencie l’EJE des autres professionnels dans ce domaine est le fait qu’il a des connaissances sur la parentalité (ce que c’est, comment cela se joue aujourd’hui), la séparation, l’attachement… tant de sujets en lien avec le fait d’être parent.

    – Accompagne les équipes : les invite à se questionner selon ses observations, les leurs… Anime des réunions, fait du lien entre l’équipe et la direction. En tant qu’EJE, nous avons aussi des connaissances sur les enjeux dans une équipe (le rôle et la place que chacun prend, les résistances aux changements et tant d’autres sujets).

    – Insère la structure dans son environnement : création de partenariats (bibliothèque, gym…), réflexions diverses selon les besoins du quartier, de la commune…

    Alors, l’EJE travail en crèche c’est cela ?

    Oui un EJE peut travailler en crèche mais pas uniquement. De plus en plus de lieux s’ouvrent au travail avec des EJE. Il y a l’hôpital, la protection de l’enfance, le champ du handicap, la mairie avec le pôle petite enfance… Alors oui, c’est normal de s’imaginer qu’un EJE travail en crèche, c’est l’endroit où le plus d’EJE travaillent.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis au début du blog donc de nouveaux articles vont apparaitre par la suite mais je suis preneuse d’idées 🙂

    Bonne lecture.